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[Concert] La chorale du collège des Gorguettes

Mercredi 31 mai à 19h00

L'amphithéâtre de la Fondation Camargo accueille la représentation de la chorale du collège des Gorguettes, dirigée par Mme Peladan, professeur d'Education Musicale et accompagnée par l'ensemble à plectres de la Cité de la Musique de Marseille.

Les portes ouvriront au public à partir de 18h.

En cas d'intempéries, le concert se fera au centre des congrès Oustau Calendal.

Renseignements à chorale.gorguettes@laposte.net.

Entrée gratuite.


[Rencontre] Hacène Belmessous

Mardi 6 juin à 19h00

Chercheur indépendant et auteur de plusieurs ouvrages sur les questions urbaines, Hacène travaille depuis un certain nombre d’années maintenant sur l’espace public. Cette notion a à ses yeux un sens précis. Elle traduit le lieu du politique, en écho au sens que lui a donné le philosophe allemand Habermas. Aussi, il s'intéresse à tout ce qui renvoie au collectif et à ces processus qui ont travaillé la sphère publique ces dernières décennies : les révoltes sociales dans les banlieues populaires (en France) et dans les quartiers socialement marginalisés (Tottenham à Londres, Gilly à Charleroi en Belgique) ; les mobilisations contre des grands projets urbains capitalistes (par exemple au Champ de la Garde à Nanterre, situé à proximité du quartier d’affaires de la Défense dans les Hauts-de-Seine) ; les phénomènes de gentrification qui touchent les grandes villes occidentales (Paris, Londres, Berlin, il cite là les métropoles qu'il a étudiées) ; les phénomènes de séparatisme social dont le Val d’Europe, la première ville privatisée en Europe, que la multinationale Disney est en train de construire autour de ces deux parcs à Marne-la-Vallée, est le symbole ; le développement des enclaves résidentielles qui se multiplient en périphérie des grandes villes européennes, sud-américaines, étasuniennes et asiatiques. Que constate-t-on aujourd’hui lorsque l’on s’intéresse aux villes publiques ? Partout dans le monde, elles sont fracturées : selon des critères économiques, selon des orientations idéologiques et selon la couleur de peau. Dans les villes riches, ce sont les promoteurs immobiliers, les banques et les investisseurs économiques qui organisent désormais l’espace public. Dans cette nouvelle configuration spatiale, trois pôles sont en train de se constituer : les centres historiques des métropoles habités par les catégories sociales supérieures ; les quartiers régulés par les activités économiques, ce que la langue néolibérale appelle les pôles de compétitivité, et qui sont soumis au diktat de la finance ; les territoires de la relégation qui abritent l’underclass et les victimes de l’idéologie de la "méritocratie" triomphante.
Hacène vous propose à travers une rencontre-conversation d’échanger sur cette évolution inquiétante sur le plan démocratique. Est-elle définitive ? Existe-t-il d’autres alternatives ? La discussion sera ouverte et … démocratique.