Alireza Mirmohammadi

Chorégraphe & Danseur, Iran

Alireza Mirmohammadi est un danseur, chorégraphe et metteur en scène iranien. Il est titulaire d'une licence en art dramatique de l'université d'art de Téhéran.

Il a travaillé avec d'autres artistes iraniens, tels que le metteur en scène Mehdi Faradjpour de 2005 à 2009, et le chorégraphe Atefeh Tehrani pour son projet de danse/théâtre Read. Il a participé à d'autres projets collectifs avant de créer son propre projet de danse/théâtre Faust en 2011. En 2016, il a créé Nature Exploration, un film de danse. Il a collaboré avec Maryam Ghiasi en tant que conseiller à la réalisation de deux courts-métrages : The Home which I Loved en 2017 et Stain en 2018.  À partir de 2017, il travaille avec Bára Sigfusdóttir, une chorégraphe islandaise/belge, pour sa toute dernière pièce artistique Being. En 2017, Mirmohammadi a fondé la PAC (Iranian Performing Arts Community), une communauté de danseurs qui compte aujourd'hui 300 membres.

Il a également travaillé comme partenaire pour l'organisation de la caravane de l'IETM (International Network for Contemporary Performing Arts) à Téhéran. Récemment, il a travaillé sur un nouveau projet solo, Mourning, en tant que danseur et chorégraphe, pour lequel il était en résidence à Workspacebrussels en janvier 2019. Il a été en résidence à la PACT Zollverein (Allemagne) en février 2019.

Mourning

L'expérience du deuil qu'Alireza Mirmohammadi a vécu il y a deux ans l'a amené à travailler sur une nouvelle pièce chorégraphique basée sur cette expérience. En tant que jeune homme vivant dans une société dans laquelle le conflit entre tradition et modernité est constant, il a toujours fui les rites traditionnels et religieux. Cependant, le fait de perdre quelqu'un et, par la suite, de se tourner vers ces rituels, lui a donné l'occasion d'en apprendre plus sur ces traditions. Son projet s'inspire des anciennes traditions iraniennes qu’il réinterprète à travers son propre style. Bien que le deuil soit une épreuve universelle, la façon dont il s'exprime varie d'un endroit à l'autre et est influencée par les cultures locales. Ces différences l'ont amené à présenter son œuvre à un public qui n’est pas familier de ses propres rituels. Cela lui a permis de recevoir des réactions authentiques du public car, selon lui, les hommes, à travers le monde entier, ont une langue invisible commune qui les rassemble malgré leurs différences. Ce langage n'est rien d'autre que nos émotions. Ce projet est sa manière de confirmer ou de nier cette idée.