Kate Stevens

Chercheuse en histoire, Nouvelle-Zélande

Kate Stevens est professeure d'histoire à l'université de Waikato. Ses recherches et son enseignement portent sur les histoires comparées des échanges culturels, environnementaux et économiques dans le Pacifique colonial et postcolonial, en se concentrant sur les héritages des impérialismes français et britannique dans la région. Elle a publié sur les communautés de baleiniers d'ascendance mixte dans le sud de l'Aotearoa en Nouvelle-Zélande, sur la violence sexuelle et la justice pénale coloniale à Vanuatu et aux Fidji, et sur les produits de la noix de coco en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et en France. Elle a obtenu son doctorat à l'Université de Cambridge en 2015 et a été boursière postdoctorale à l'Université d'Otago avant de rejoindre Waikato en 2019.

Monoi au marché de Papeete, 2020 © Kate Stevens

De/odorizing history: tracing the terroir of oil and soap from French Polynesia to France (Dés-odoriser l'histoire : retracer le terroir de l'huile et du savon de la Polynésie française à la France)

Le commerce de l'huile de noix de coco du Pacifique vers la France s'est accru à partir de la fin des années 1800 car la désodorisation des huiles agricoles a permis leur utilisation comme ingrédients dans le savon et la nourriture. Cette transformation a soutenu l'industrie marseillaise tout en rendant les huiles interchangeables à travers l'empire. La commercialisation contemporaine des huiles et des savons a de nouveau attiré l'attention des consommateurs et des chercheurs en ce qui concerne l’odeur. La recherche de Kate Stevens porte sur l’étude de l'histoire des odeurs dans l'empire colonial français à travers deux produits locaux transformés par le colonialisme, l'industrialisation et le commerce mondial : le Monoï de Tahiti et le Savon de Marseille.